Quand les armes deviennent des jouets…

Jouet Arme

Après les attentats de Nice ce 14 juillet 2016, je me suis demandé pourquoi les hommes aimaient tant les armes. Je vous propose aujourd’hui un tour d’horizon des jouets qui représentent des armes. Faut-il en acheter aux enfants ? Pourquoi en réclament-ils ? Faut-il s’en inquiéter ?

 Jouer à faire la guerre…

De tout temps, l’homme a toujours aimé se battre avec des armes. C’est bien souvent la seule issue trouvée pour résoudre un conflit quand la communication ne passe plus. Notre histoire est malheureusement teintée du sang versé pendant ces période de guerre. Des instants difficiles, douloureux et indélébiles, que nul ne souhaitent léguer à ses enfants, si ce n’est la leçon qu’il faut en tirer.

Aujourd’hui, nous sommes en temps de paix, mais toujours menacés par des attentats, des terroristes sans pitié qui jouent à faire la guerre dans le monde réel. Mais comment sont-ils devenus si cruels ?

« Ils ne font rien de mal, ils s’amusent… »

Si un pistolet à eau est inoffensif et a souvent des couleurs et un aspect assez éloigné des armes réelles, ce n’est pas le cas des pistolets à billes. Ils sont interdits en France car potentiellement dangereux, mais ils existent et sont fabriqués pour « amuser les enfants« .

Un pistolet à billes
Le pistolet à billes est interdit en France car trop dangereux.

En achetant un tel jouet, nous incitons probablement l’enfant à faire la guerre, et sûrement à aimer les armes. Malheureusement, cet être innocent à son jeune âge deviendra peut-être un assassin quand il sera grand. Bref, s’il y a bien un jouet à ne pas acheter, c’est celui-ci.

Des jeux vidéos de plus en plus réalistes

C’est un univers virtuel où chaque tir est sans conséquence. Le monde du jeu vidéo est riche des ces programmes informatiques qui offrent une immersion de plus en plus réaliste dans une guerre sans fin.

Mais faut-il s’inquiéter de voir un enfant prendre plaisir à tirer sur tout ce qui bouge ? Un simple jeu vidéo peut-il lui donner l’intention de commettre l’irréparable ? Ce sont là deux questions qui font débats depuis des années.

Le jeu vidéo Call of Duty
Le jeu vidéo Call of Duty n’est pas adapté à un jeune public.

Si deux camps s’opposent, c’est parce qu’il y a deux façons de voir les choses. D’un côté, la plupart des joueurs sont parfaitement conscients du fait que tout est virtuel et sans conséquence dans un jeu vidéo. De l’autre, les parents les plus inquiets ont cette peur, compréhensible, de voir leur progéniture devenir un terroriste.

Si un enfant a quelques problèmes mentaux, il est clair qu’il ne faut surtout pas le laisser jouer à des jeux vidéos trop violents.

Les enfants grandissent au fil de temps. Ils n’atteignent la fin de leur croissance que vers l’âge de 12 ans environ. De ce fait, ils sont fragiles et c’est aux parents de prendre soin d’eux. La solution n’est pas de leur interdire des jeux de guerre. Un interdit ne ferait qu’alimenter le désir du jeu. Non, il faut respecter les âges indiqués, et ne pas hésiter à lui faire découvrir des jeux moins violents comme des jeux d’aventure.

Les jeux vidéos ont des aspects positifs non négligeables. Certes, ils peuvent effrayer un enfant un peu fragile, mais ils permettront à un adolescent avertit d’acquérir de meilleurs réflexes. C’est aussi un bon moyen de passer ses nerfs. Pour certains joueurs, le jeu est parfois un excellent défouloir qui leur permet de s’évader sans empirer la situation qui les agacent. Plus étonnant encore, on observe que les joueurs sont plus calmes au quotidien grâce aux jeux vidéos.

Les épées et les sabres laser

Depuis « La Guerre des Etoiles« , les enfants rêvent tous de devenir Dark Vador ou le Jedi qui viendra sauver la planète des forces du mal. Les épées sont en plastiques bien souvent, et le risque du gros bobo est assez faible. C’est rassurant mais comme pour les pistolets, on peut y voir une incitation à la violence.

Jouet Star Wars : sabre laser
La panoplie du parfait Jedi pour rejouer les grandes scènes de Star Wars.

Il est naturel de vouloir protéger ses enfants mais il faut se demander si on ne les couve pas trop parfois. Un bon parent s’assure d’acheter un jouet qui ne blessera pas son enfant, mais l’empêcher de tomber, c’est aussi l’empêcher d’apprendre à se relever…

Le rôle d’un parent est d’apprendre à son enfant à faire la différence entre le bien et le mal.

Acheter un jouet qui a la forme d’une arme, ce n’est pas forcément apprendre à un enfant à faire la guerre. C’est aussi lui enseigner à se défendre. Ce n’est pas le jouet ou le jeu vidéo qui est dangereux, c’est l’utilisation qu’on lui autorise d’en faire. Si vous laissez votre fils taper un animal avec une épée en plastique, vous approuvez son geste. Peut-être sans le savoir, vous lui enseigner à être violent avec les êtres vivants. C’est de cette façon qu’un enfant devient un homme cruel.

Quelques conseils

Même si vous êtes impatient de pouvoir jouer à Call of Duty avec votre fils adoré, soyez patient et attendez qu’il soit assez grand pour ça. Orientez-le vers des jeux plus colorés et moins effrayants pour commencer en douceur.

Et si votre enfant veut à tout prix un jouet qui ressemble à une arme, orientez-le vers un jouet le moins ressemblant aux armes réels. Et surtout, gardez un oeil sur lui quand il joue avec ce type de jouet. N’hésitez pas à lui dire qu’il peut faire mal à quelqu’un et qu’il doit faire attention aux autres. Apprenez lui à jouer en respectant son environnement et les êtres qui l’entourent, même les animaux.

Au final, le meilleur conseil que je peux vous donner, c’est d’enseigner à vos enfants qu’une arme sert à se défendre, et non à tuer. Apprenez lui les valeurs morales qui ont permis nos victoires, comme le courage et la persévérance.

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