Rentr√©e des Classes ūüéď : Retour sur l’√©cole d’autrefois

Rentrée des Classes : Retour sur l'école d'autrefois

La Rentrée des Classes est souvent un évènement marquant pour les enfants, car cela signifie une nouvelle classe, parfois même une nouvelle école, de nouveaux amis, de nouveaux profs aussi, mais surtout, la fin des grandes vacances.

A cette occasion,¬†Jouetopia.fr¬†revient sur l’histoire de l’√©cole fran√ßaise ūüéď, et vous fait partager quelques petites anecdotes.¬†Ce que l’√©cole ne vous a pas appris : sa propre histoire.

Le Jour de la Rentr√©e des Classes est souvent redout√© car stressant. Mais une fois cette journ√©e termin√©e, c’est reparti pour une nouvelle ann√©e…¬†√† attendre les vacances scolaires, √† esp√©rer avoir ses dipl√īmes ūü§ď, √† apprendre davantage.

ūüŹę¬†L’histoire de l’√©cole, l’√©ducation fran√ßaise

Charlemagne
Charlemagne a-t-il invent√© l’√©cole ?

Beaucoup le croient encore car c’est une croyance populaire, mais non,¬†Charlemagne¬†(photo ci-contre) n’a pas invent√© l’√©cole. ūüėĚ Par contre, il a contribu√© √† l’am√©liorer.

Au moyen-√Ęge et pendant la Renaissance, les professeurs enseignaient uniquement en latin. Il faudra attendre l’an 1530 pour que les cours commencent enfin √† √™tre en fran√ßais. Cependant, plusieurs ann√©es seront n√©cessaires pour que le latin soit d√©finitivement remplac√© par le fran√ßais.

Au temps de Louis XIV, le Roi de France obligeait les parents fran√ßais √† mettre leurs enfants dans les ¬ę¬†petites √©coles¬†¬Ľ. Les √©coliers y apprenaient les bases : lire, √©crire et compter. ūüďö

Ces √©coles √©taient financ√©es par la communaut√© locale, c’√©tait donc aux familles de payer pour l’√©ducation de leurs enfants. De ce fait, on trouvait plus d’√©coles en ville qu’√† la campagne. Les enfants de paysans devaient aider leurs parents √† la ferme une bonne partie de l’ann√©e, et ils allaient donc moins souvent √† l’√©cole que leurs camarades des villes. ūüėē

ūüéstLes petites √©coles fran√ßaises

La grande majorit√© de ces ¬ę¬†petites √©coles¬†¬Ľ √©tait exclusivement r√©serv√©e aux gar√ßons. Les filles ne pouvaient b√©n√©ficier que d’un enseignement minimal (lecture, √©criture, grammaire, litt√©rature et histoire). Leurs m√®res leur apprenaient √† faire le m√©nage et garder les enfants. Autrefois, la femme n’√©tait pas reconnue comme l’√©gal de l’homme, et on trouvait inutile de tenter d’apprendre une mati√®re complexe √† une jeune fille ūüôĄ. En effet, les femmes n’avaient pas acc√®s √† des m√©tiers importants, comme m√©decin par exemple, donc aux yeux de la soci√©t√©, il n’√©tait pas n√©cessaire de les former. ‚ėĻÔłŹ

A l’√©poque, certaines √©coles sont dirig√©es par des religieux, souvent catholiques. Les √©l√®ves doivent alors faire des pri√®res r√©guli√®rement, et respecter certaines r√®gles strictes impos√©es par la religion. L’√©glise catholique luttera longtemps pour devenir et rester la seule organisation apte √† √©duquer les plus jeunes. Au fil de l’histoire, on donnera tout pouvoir √† l’√©glise, puis on l’interdira d’exercer, pour enfin lui redonner un droit d’apprentissage, mais uniquement via des √©coles priv√©es.

D√®s 1802, les ¬ę¬†petites √©coles¬†¬Ľ deviennent des √©coles primaires, les coll√®ges sont consid√©r√©s comme des √©coles secondaires, et on cr√©e les lyc√©es pour l’enseignement sup√©rieur. ūüéstLes facult√©s sont des √©coles destin√©es √† l’apprentissage de la m√©decine, du droit, des lettres et de la science. Enfin, on maintient les institutions (mixtes) et les pensionnats. Les universit√©s, d’abord supprim√©es, reviendront quelques ann√©es plus tard.

ūüĎßūüŹĽ¬†L’√©cole pour les filles et les¬†institutrices

Les instituteurs sont uniquement des hommes. Les femmes devront attendre le 8 ao√Ľt 1834 pour avoir le droit de diriger, provisoirement, les √©coles de gar√ßons et les institutions mixtes. La femme acc√®de ainsi √† un m√©tier respect√© de tous, celui de professeur.

Les filles qui souhaitent √©tudier doivent avoir les moyens financiers de le faire. En 1880, on cr√©e des ¬ę¬†lyc√©es pour jeunes filles¬†¬Ľ. Interdits aux gar√ßons, ces √©tablissements sont r√©serv√©s aux jeunes femmes fortun√©es. Les plus pauvres devront encore attendre… ūüôĄ

En 1881 et 1882, Jules Ferry pose les bases de l’√©cole moderne. C’est seulement √† la fin du XIX√®me si√®cle que¬†l’√©cole devient obligatoire, la√Įque et gratuite pour tous. C’est une r√©volution dans l’histoire de l’√©ducation fran√ßaise, la soci√©t√© souhaite donner une chance de s’en sortir √† tous les petits fran√ßais, peu importe leur sexe, leur √Ęge, leur religion, ou leur statut social. Il faudra cependant attendre de nombreuses ann√©es pour r√©tablir une certaine √©galit√© entre riches et pauvres.

Le nombre d’√©cole en France grandit au fil des ann√©es. L’√©ducation devient de plus en plus accessible, mais de nombreux √©tablissements s√©parent encore les filles et les gar√ßons. ūüėē

ūü†La discipline en ma√ģtre mot

La vie d’√©colier n’est pas de tout repos. Les cours commencent toujours par une le√ßon de morale pour leur apprendre la politesse.¬†Le but √©tait d’aider les √©coliers √† devenir de bons citoyens. A l’√©poque, les ma√ģtres d’√©coles sont souvent s√©v√®res, et imposent aux √©l√®ves de tout apprendre par coeur. Ils punissent sans h√©sitation les √©l√®ves, et certains porteront le fameux ¬ę¬†bonnet d’√Ęne¬†¬Ľ. L’objectif √©tait d’humilier l’√©colier pour le forcer √† s’am√©liorer. ūüėĮ¬†Les instituteurs √©taient tr√®s respect√©s, leur m√©tier √©tait consid√©r√© comme un poste important dans la soci√©t√©.

Autrefois, tous les √©l√®ves portaient l’uniforme. La blouse √©tait obligatoire, un √©l√®ve ne pouvait pas entrer en classe s’il ne l’avait pas. Elle servait √† prot√©ger leurs v√™tements, mais elle √©vitait surtout la distinction du statut social de l’√©l√®ve.

Depuis la fin du XX√®me si√®cle, l’√©cole est rest√©e gratuite, la√Įque et obligatoire jusqu’√† l’√Ęge de 16 ans. Mais les √©l√®ves ont gagn√© en libert√©, les professeurs sont plus tol√©rants et les √©coles sont presque toutes devenues mixtes. C’est l’√©galit√© des chances pour tous, filles et gar√ßons. ūüėŹ

‚ĆõÔłŹ¬†Un enseignement d’un autre temps

ūüŹõ¬†Un mus√©e pour se souvenir de l’√©cole d’autrefois

Musée de l'Ecole de Chartres et d'Eure-et-Loir
Reproduction d’une ancienne salle de classe dans un Mus√©e de l’√©cole.

En France, en 1975, est cr√©√© le¬†Mus√©e de l’Ecole de Chartres et d’Eure-et-Loir¬†qui pr√©sente une reconstitution d’une salle de classe du d√©but du XX√®me si√®cle.

ūüĒꬆOn entra√ģnait les gar√ßons √† tirer √† la carabine

De 1875 √† 1914, les gar√ßons b√©n√©ficiaient √† l’√©cole d’un enseignement militaire. On leur apprenait √† marcher au pas au son des tambours, √† former des alignements parfaits, et m√™me √† tirer √† la carabine ! ūüėĮ

ūüŹä¬†Les professeurs ne savaient pas nager, mais ils enseignaient la natation… sans bassin !

Rares √©taient les instituteurs √† savoir nager, de ce fait un cours de natation ne manquait pas d’originalit√©. Les √©l√®ves s’allongeaient sur des bancs et reproduisaient les mouvements de diff√©rentes fa√ßons de nager. On esp√©rait ainsi qu’une fois dans l’eau, ils sauraient ce qu’il faut faire pour ne pas couler. ūüėÖ

ūü†Une discipline stricte, presque militaire

Autrefois, les √©l√®ves ne pouvaient entrer en classe que s’ils √©taient en rangs deux par deux, et chacun devait dire ¬ę¬†bonjour¬†¬Ľ au ma√ģtre pour entrer en classe.

Les √©coliers attendaient sagement que le professeur les autorise √† s’assoir et l’instituteur v√©rifiait que chaque √©l√®ve¬†avait les mains, les ongles et les oreilles propres. Un √©l√®ve ne pouvait pas prendre la parole sans autorisation, il devait lever la main et attendre d’avoir la permission de parler. Enfin, les cours commen√ßaient d√®s le matin par une le√ßon de morale. ūü§ď

ūüėstOn humiliait les √©l√®ves pour les forcer √† travailler mieux

C√īt√© punissions, le ma√ģtre pouvait obliger un √©l√®ve √† rester au coin pr√®s d’une demi-heure. Il attribuait des ¬ę¬†bonnets d’√Ęne¬†¬Ľ en guise d’humiliation, et pouvait m√™me enfermer un √©l√®ve dans un placard, lui taper sur le bout des doigts avec une r√®gle en bois, l’obliger √† faire le tour de la cour de r√©cr√©ation, √† copier 100 √† 200 lignes, le gifler sur la joue et lui donner des coups de pieds. ūü§ē¬†Heureusement, depuis, le monde a chang√©. ūüėĆ

ūüôĄ¬†Les gar√ßons √©taient encore s√©par√©s des filles… dans les √©coles mixtes !

Dans les classes mixtes, les gar√ßons et les filles √©taient s√©par√©s pendant les cours, √† la cantine et dans la cour de r√©cr√©ation. L’instituteur pla√ßait chaque √©l√®ve dans la salle de classe pour √©viter les m√©langes et les bavardages.

ūüĖ謆Un seul encrier pour deux √©l√®ves

Les bureaux des √©coliers √©taient √©quip√©s d’un encrier, car les √©l√®ves √©crivaient √† la plume. Certains bureaux ne comprenaient qu’un encrier pour deux. Parfois, les bureaux et les chaises √©taient clou√©s au sol, certainement pour √©viter les bruits.

‚ô®ÔłŹ¬†Un po√™le √† bois entretenu par les √©coliers eux m√™me

En guise de chauffage, on utilisait un po√™le √† bois. Il n’√©tait pas rare que les √©l√®ves laissent leurs chaussures tremp√©es devant, et les professeurs demandaient parfois aux √©l√®ves de ramener des buches. L’hiver, les √©l√®ves nettoyaient le po√™le et mettait du charbon chacun leur tour.

ūüź∂¬†De gros chiens apprenaient aux enfants √† traverser la rue en toute s√©curit√©

L'école d'autrefois aux Royaume-Uni
Au Royaume-Uni, les gros chiens √©taient tr√®s utiles √† la sortie de l’√©cole.

En dehors de la France, dans l’Angleterre des¬†ann√©es 20,¬†de gros chiens, dress√©s pour regarder √† droite et √† gauche avant de traverser, apprenaient aux enfants √† traverser les rues¬†en toute s√©curit√©. C’√©tait en effet le d√©but de l’automobile et il fallait sensibiliser les plus jeunes au danger de la route.

ūüŹę¬†L’√©cole d’aujourd’hui

Voil√†, maintenant vous savez comment vos anc√™tres ont v√©cu l’√©cole. Les plus √Ęg√©s d’entre vous reconnaitront peut-√™tre des caract√©ristiques li√©s √† leur √©poque. ūüėŹ

L’√©cole d’aujourd’hui est bien diff√©rente, moins s√©v√®re et bien plus tol√©rante qu’autrefois. Elle accueille de plus en plus des personnes handicap√©es. La liste des programmes enseign√©s a bien augment√©. L’√©cole du XXI√®me si√®cle remplace les tableaux noirs par des √©crans num√©riques tactiles, les craies par des stylets, et les ardoises par des tablettes num√©riques. L’√©cole est tourn√©e vers l’avenir, celui d’un monde connect√© o√Ļ la connaissance est √† la port√©e de tous.

Et vous, quel souvenir avez-vous de l’√©cole ?

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3 r√©actions √† “Rentr√©e des Classes ūüéď : Retour sur l’√©cole d’autrefois

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  1. AvatarXavier

    Ho ben je viens d’apprendre bien des choses avec cet article! sympa les chiens pour traverser la rue ^^ par-contre c√īt√© discipline!!! moi je me souviens qu’√©tant petit j’ai √©t√© mis derri√®re le tableau noir car je faisais un peu trop de foufou LOL pratique pour prendre mes notes! enfin bon c’est loin tout √ßa! l’√Ęge de l’insouciance ūüėČ

    1. Mon professeur de chimie mettait les √©l√®ves pas sages quelques minutes dans le couloir, mais j’ai connu beaucoup de profs en primaire qui nous disaient d’aller ¬ę¬†au coin¬†¬Ľ pour r√©fl√©chir √† notre b√™tise. Heureusement, je n’ai pas connu l’√©cole stricte d’autrefois et pour tout vous dire, il y a m√™me des anecdotes que je n’ai pas √©crites ici parce que c’√©tait trop long, peut-√™tre l’an prochain si √ßa int√©resse ūüėä.

  2. Avatarelina

    cool mais trop de : )

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